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07 juin 2023

Les coéquipiers de Sidney Crosby savaient à quoi s’en tenir

SEULE LA VICTOIRE COMPTAIT

À London en 2005 : Sidney Crosby, Marc-Antoine Pouliot, Guy Boucher et Dany Roussin.

©Photo : gracieuseté

À London en 2005 : Sidney Crosby, Marc-Antoine Pouliot, Guy Boucher et Dany Roussin.

Cahier spécial – Sidney Crosby

Pierre-Luc Chenel | redactionrimouski@medialo.ca

Cédrick Desjardins, Eric Neilson, Marc-Antoine Pouliot et Dany Roussin ont partagé la même surface glacée que Sidney Crosby. Une recrue de 16 ans a vite fait écarquiller les yeux de ses coéquipiers qui avaient quelques années d’expérience dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).

 

Pour Dany Roussin, Sidney Crosby n’était pas un inconnu, puisqu’ils étaient représentés par le même agent, Pat Brisson, et celui-ci tenait un camp à Los Angeles avec plusieurs de ses clients. « Je le connaissais depuis qu’il avait 13 ans et déjà, à cet âge, il était un phénomène et il était meilleur que tout le monde, a dit l’ancien numéro 15. J’avais hâte de voir la réaction des gens de Rimouski en voyant son incroyable talent. »

Marc-Antoine Pouliot et Dany Roussin ont joué la 2e moitié de la saison 2004-2005 sur le même trio que Sidney Crosby. Les résultats ont été éloquents, puisque l’équipe a entrepris une séquence record de 28 matchs sans subir une défaite jusqu’à la fin du calendrier. Pendant que Sidney Crosby récoltait 93 points dans cette séquence, Marc-Antoine Pouliot en a amassé 61 et Dany Roussin, 56.

Les deux attaquants âgés de 19 ans à l’époque ont aimé compléter le trio avec le 87, puisque ça les aidait à devenir de meilleurs joueurs. « Il y avait plusieurs bons joueurs dans l’équipe, et lui, il était dans une classe à part. Il voulait beaucoup avoir la rondelle et il la donnait beaucoup, donc tu dois être capable de le suivre, a mentionné le capitaine Marc-Antoine Pouliot. Ça me stimulait et ça me poussait à devenir un meilleur joueur. »

« Il y avait une pression de jouer avec lui, car tout le monde aurait espéré et voulait jouer avec lui. Il fallait suivre sa vitesse, avoir un très bon sens du jeu et d’anticipation, et performer soir après soir, a continué Dany Roussin. Jamais je ne lui disais quoi faire, c’est moi qui l’écoutais et le suivais avec plaisir. »

À l’autre bout de la patinoire, Cédrick Desjardins a pu admirer les exploits de Sidney Crosby à partir de son filet ou du banc, s’il n’était pas le gardien partant. Il a été un spectateur privilégié de son ascension. « À mes yeux, sa vision du jeu a toujours été phénoménale. Dans les pratiques, il restait avec moi et il voulait pratiquer ses habiletés offensives. Il essayait sans cesse de nouvelles astuces pour déjouer un gardien, a-t-il décrit. J’en ai vu de toutes les couleurs, et il les a essayées pendant les matchs. »

Éric Neilson, le garde du corps

Natif de Fredericton, Eric Neilson a grandi à 4h20 de route de Cole Harbour. Pourtant, le nom de Sidney Crosby ne lui disait pas grand-chose. « À la fin de la saison 2002-2003, j’ai eu une rencontre avec Donald Dufresne. Il me disait que l’équipe allait repêcher Sidney Crosby et il me demandait si je voulais être en pension avec lui et le protéger sur la patinoire. Je lui ai répondu : qui est Sidney Crosby ?. Pour moi, c’était un joueur de 16 ans qui arrivait à Rimouski. »

De trois ans son aîné, Eric Neilson a pu passer de nombreuses heures dans la maison de pension avec son jeune coéquipier qu’il surnommait « Darryl ». Il a vite appris qu’il avait devant lui un redoutable adversaire. « Avec lui, tout est une compétition, que ce soit sur la glace ou à l’extérieur de la glace, a dit Neilson. Il y avait un petit panier de basketball au sous-sol et il gagnait tout le temps, sauf une fois, c’est moi qui ai gagné et il est parti dans sa chambre en claquant la porte pour le reste de la soirée. Il voulait une revanche dès le lendemain matin. »

Sidney Crosby était très exigeant envers lui-même, mais il en attendait autant de ses coéquipiers. Pour lui, seule la victoire comptait. « À sa 2e année, il était un assistant au capitaine et il parlait plus dans le vestiaire. Il disait à des vétérans de 19 et 20 ans qu’on devait en donner plus et être meilleurs, a conclu Neilson. Ça prend du courage pour dire ça et il n’avait pas de problème à le dire parce qu’il savait qu’on avait besoin de tous les joueurs et que ça les rendrait meilleurs. »

La séquence de 28 rencontres sans défaite s’est poursuivie en séries pour s’arrêter à 35. Quelques semaines plus tard, les joueurs de l’édition 2004-2005 ont gravé leur nom sur la Coupe du Président.

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