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22 novembre 2023

Annie Levasseur - alevasseur@medialo.ca

« Mailler les eaux » : une alliance entre science et poésie

LITTÉRATURE

« Mailler les eaux »

©gracieuseté Chloé Ferreira - Le Laurentien

Le carnet collectif « Mailler les eaux ».

Le carnet collectif « Mailler les eaux » a été lancé à Sainte-Luce au début novembre. Cet ouvrage, qui regroupe 15 collaborateurs, se veut une rencontre entre le monde littéraire et les sciences de la mer.

« Mailler les eaux » a été réalisé sous la direction littéraire de Camille Bernier, de Camille Deslauriers, de Tina Laphengphratheng et de Kateri Lemmens. Ce carnet est le résultat d’une collaboration entre des auteurs, des scientifiques et des photographes qui ont partagé leurs visions et leurs émotions autour du fleuve Saint-Laurent.

« Des demandes de financement ont été faites auprès du MEOPAR et du Réseau Québec maritime. Elles ont permis d’obtenir des bourses pour des étudiantes afin de poursuivre des études supérieures sur ce projet. Ma collègue Camille Deslauriers a travaillé les questions géopolitiques et je m’intéresse aux questions écopoétiques, à la nature, au vivant et à l’écriture du savoir. Nous avons recruté Camille Bernier et Tina Laphengphratheng », affirme la poète, romancière, essayiste et professeure à l’UQAR, Kateri Lemmens.

Les deux étudiantes à la maîtrise en lettres ont donc participé à trois missions océanographiques à bord du Coriolis II pour récolter des données sur les canyons sous-marins de l’estuaire du Saint-Laurent, au large de Pointe-des-Monts. Le contenu du carnet littéraire découle de ces expéditions.  

« Nous trouvions important d’inclure non seulement les aspects scientifique et littéraire dans le collectif, mais aussi la vie à bord. On parle de l’équipage, de la collaboration et de l’esprit d’équipe à bord d’un bateau. Toutes les mains sont essentielles à bord. La science est hyper présente dans le recueil, mais il y a aussi toute la subjectivité et la poésie que l’on ne retrouve pas habituellement dans ce qui est scientifique », mentionne Tina Laphengphratheng.

Le carnet comporte des fragments de texte, des poèmes, des documents scientifiques et des photographies. Coralie Beaudin, Élise Denis, Léna Giroux, Florien Jacques, Catherine Lalande, Jean-Christophe Lemay, Audrey Limoges, Jean-Carlos Montero Serrano, Alexandre Normandeau et Hannah Sharpe sont les collaborateurs en plus des directrices littéraires.

« Nous avons des chercheurs de la Nouvelle-Écosse, du Québec et du Nouveau-Brunswick. Nous avions besoin de biologistes, de géologues, de cartographes, de chimistes et de personnes en lettres. Nous avons réuni toutes ces personnes pour répondre à une question scientifique. Le but était de mettre en commun nos connaissances afin de savoir si les canyons sont actifs », souligne le professeur à l’ISMER et chef scientifique du projet, Jean-Carlos Montero Serrano.

Le fait d’allier science et littérature a été un beau défi pour les collaborateurs.  

« J’ai trouvé ça merveilleux parce qu’il y a un choc des cultures, mais c’est justement intéressant. Nous ne travaillons pas de la même manière, nous ne parlons pas le même langage. Il faut se comprendre, se parler et trouver des méthodes de fonctionnement. Ça a donné lieu à de belles conversations et à un grand enrichissement », explique Kateri Lemmens.

« Nous avons l'habitude de rédiger des articles scientifiques publiés dans des revues internationales et les personnes du grand public n’y ont pas nécessairement accès. Ça nous donne l’occasion de vulgariser la science d’une autre façon », ajoute Jean-Carlos Montero Serrano.

Publié aux éditions de l’Écume, le carnet « Mailler les eaux » est disponible en librairie.

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