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05 février 2024

Dominique Fortier - dfortier@medialo.ca

L’enjeu de l’accaparement des terres agricoles dans l’Est-du-Québec

PROJET DE LOI

Champs UPA agriculture

©Photo Facebook UPA

L'accaparement des terres agricoles est un enjeu important pour le Québec selon Pascal Bérubé.

Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, est intervenu à l’Assemblée nationale afin d’adresser la problématique de l’accaparement des terres agricoles dans l’Est-du-Québec.

En marge d’une consultation sur cet enjeu, le député Pascal Bérubé, a souligné l’importance de se pencher sur ce phénomène grandissant. « Si l’on veut s’accaparer les terres agricoles, c’est qu’elles ont une valeur, bien sûr. Des terres nourricières, pour élever des troupeaux, pour faire vivre des familles et la ruralité. Les agriculteurs le savent, mais aussi les spéculateurs; c’est-à-dire ceux qui surveillent leur investissement à distance sans mettre leurs bottes le matin tôt pour aller cultiver. »

À l’instar des manifestations en France dont l’accaparement des terres est l’un des enjeux, le même phénomène est visible au Québec. Ce fût d’ailleurs remarqué dans des petits villages où des terres sont vendues à des gens de l’extérieur. « Dans la MRC de La Mitis, cet été, 2 233 hectares ont été vendus à des intérêts hors de la région qui conservent ces terres à des fins stratégiques. Ils pourraient les revendre ou les utiliser au moment opportun. L’un de ces grands propriétaires est en Estrie », indique Pascal Bérubé. Ce dernier souligne la perte de possession locale des territoires. Pour ce dernier, il s’agit d’une question de vitalité puisque les terres agricoles font partie intégrante des régions comme le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. Le député va au-delà de ce constat en mentionnant que les activités liées à l’agriculture maintiennent littéralement certaines municipalités en vie.

Pascal Bérubé croit que le gouvernement doit s’assurer que les terres agricoles demeurent la propriété d’exploitants qui habitent le secteur. De cette façon, on aide à la vitalité économique de l’endroit, notamment par l’achat de produits locaux. À défaut de microgérer les ventes de terres, un souhait du député serait d’avoir un outil semblable à celui déjà existant pour identifier rapidement les propriétaires des claims miniers, mais pour les terres agricoles.

L’ouverture du ministère de l’Agriculture a été saluée au passage. « J’espère qu’on pourra continuer à échanger, faire des propositions et faire une loi intéressante à laquelle tous auront contribué. Le moment est venu et je crois même que les spéculateurs attendent un cadre législatif. Il existe de la détresse dans le monde agricole actuellement, sur l’héritage qui sera laissé aux familles de ces agriculteurs. »

Pascal Bérubé rappelle que l’agriculture est à la base d’un pays et que de belles choses existent déjà, comme les marchés publics, les circuits courts, l’achat local et la qualité des produits d’ici. « Je vais continuer de représenter les agriculteurs d’ici en amenant leurs préoccupations à l’Assemblée nationale. J’espère humblement que nous puissions faire œuvre utile en participant activement à l’adoption d’une loi pour mieux encadrer le phénomène et ultimement contrer l’accaparement des terres agricoles du Québec. »

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